Samedi dernier, le géant de la téléphonie qui met sur le marché les smartphones iPhone a fait une réorganisation dans les conditions d’utilisation des iPhone 12, iPhone 12 mini, iPhone 12 Pro et iPhone 12 Pro Max. Cette décision vise à prévenir les utilisateurs de la nuisance que l’aimant présent dans son dernier modèle pourrait causer sur leurs implants cardiaques.

L’aimant : ce connecteur qui fait passer le courant

Selon les spécialistes en cardiologie, l’aimant intégré dans le iPhone 12 est susceptible de causer des interférences avec les implants cardiaques. Pourtant, la firme rassurait les utilisateurs lors de la sortie de ce modèle qu’il n’y avait aucun risque avec l’aimant qui, avait pour but de permettre une recharge sans fil. Malheureusement, un essai clinique leur apporta la réponse contraire à celle donnée par les ingénieurs.

Étant donné qu’un aimant, placé dans un champ magnétique est capable de fournir de l’énergie ou de générer un court-circuit, il tient lieu de rappeler que l’implant est constitué d’un ensemble de dispositif mis dans un champ magnétique qui réagit avec une source extérieure. Les cardiologues expliquent que «  lorsqu'un aimant externe est rapproché d'un défibrillateur, la thérapie par impulsion électrique pour la tachycardie ventriculaire et la fibrillation ventriculaire se retrouve suspendue ».

Une interférence qui arrête les fonctionnalités de l’appareil

À en croire les spécialistes, il suffit de peu pour suspendre l’activité d’un champ magnétique. « Un champ magnétique supérieur à 10 Gauss est suffisamment puissant pour activer ou désactiver l’interrupteur. Or, l'iPhone 12 possède un champ de 16 Gauss, suffisant pour perturber le fonctionnement du défibrillateur » expliquent-ils.

Suite à cette déclaration, il importait de faire un test. Ce dernier donne raison aux chercheurs parce que placés près d’un défibrillateur, l’aimant intégré dans le iPhone actionne l’interrupteur.